Livres

Sauvons les enfants, septembre 2016

En 2013, j’ai rencontré Patrick Lecoutre, alors directeur de l’Observatoire de la ville de Lille. Il m’a demandé de l’aider à travailler sur un sujet méconnu : le sauvetage du 11 septembre 1942. Nous avons alors entrepris de difficiles recherches sur ce sujet.

Le 11 septembre 1942, les autorités allemandes procèdent aux arrestations des Juifs du Nord-Pas-de-Calais. Des centaines de Juifs pour la plupart polonais et leurs enfants pourtant nés en France, sont arrêtés par les feldgendarmes allemands accompagnés de policiers ou de gendarmes français. Les captifs sont acheminés vers la gare de Lille-Fives en vue d’être déportés vers l’est. Sur le site, plusieurs cheminots – dont certains sont des membres de la Résistance et du mouvement « Voix du Nord » – décident spontanément de cacher ou d’évacuer un maximum de personnes de la gare. Commence alors le plus grand sauvetage de Juifs d’un convoi à destination d’Auschwitz.

Sauvons les enfants, crédit Les Lumières de Lille.

C’est en effet, ce que pense Serge Klarsfeld, spécialiste du sujet et qui a préfacé ce livre emprunt de solidarité et d’humanisme. Cette étude de ce sauvetage et du comité de secours qui s’est mis en place à la suite de cet acte de bravoure, révèle le meilleur de l’homme dans cette période obscure de notre histoire. Elle explique comment et pourquoi des femmes et des hommes ont risqué leurs vies pour sauver des étrangers au propre comme au sens figuré. Une belle page d’histoire que la ville de Lille peut-être fière de mettre en avant.

Mais les recherches continuent car il y a encore des témoins qui peuvent raconter leur histoire et faire ainsi avancer la connaissance de cet évènement. A ce jour, ce sont 39 personnes qui ont été identifiées comme ayant été sauvées en ce jour d’été 1942.

Fromelles, la bataille oubliée, septembre 2016

Les 19 et 20 juillet 1916, les troupes australiennes et britanniques lancent un assaut sur les lignes allemandes, dans le secteur de Fromelles (environ 15 kilomètres de Lille). En quatorze heures, les Australiens perdent 5533 hommes blessés, tués, capturés ou disparus. Il s’agit alors de la pire ‘journée’ de l’histoire militaire australienne. Il s’agissait d’une diversion de la bataille de la Somme qui s’est avérée une catastrophe (1er juillet 1916).

Quelques quatre-vingt-douze ans plus tard, des scientifiques britanniques découvrent un charnier dans lequel 250 corps de soldats ‘britanniques’ ont été enterrés par les Allemands au lendemain de la bataille. En réalité, il s’agit en grande majorité de soldats australiens. De l’ADN est prélevé sur les dentitions des squelettes et comparés avec des brins d’ADN modernes fournis par des familles australiennes.

Fromelles, la bataille oubliée, septembre 2016

Cette histoire est racontée au travers de témoignages de soldats australiens qui ont survécu ou ont écrit à leur proche. Mais aussi grâce aux archives de l’Australian War Memorial de Canberra, Australie, qui sont en ligne et m’ont permis de travailler à partir de sources précieuses. Je dois aussi signaler que j’ai été très bien accueilli par le Bayerisches Armeemuseum (Musée de l’Armée bavaroise, Ingolstadt, Allemagne).

La traque des résistants nordistes, mars 2011

Mon premier livre concerne la Sipo-SD de La Madeleine. Evidemment, je ne m’attends pas à ce que vous sachiez ce que c’est. Il s’agit de la police de sûreté allemande plus connue sous le terme de Gestapo. Cet outil de répression de l’autorité allemande pendant l’Occupation (1940-1944) n’avait jamais fait l’objet d’études ou de recherches avancées.

J’ai alors entrepris des recherches par passion de l’histoire en 2005 après avoir fait une rencontre à la médiathèque Jean Levy (centre ville de Lille). Plusieurs années plus tard – six ans – j’ai publié aux Editions Les Lumières de Lille, un premier opus, intitulé « La Traque des résistants nordistes« 

Ce travail m’a permis d’expliquer comment était organisé ce service de police politique nazi. Notamment, en racontant les méthodes, les modus operandi mais aussi en donnant un exemple de journée type des policiers allemands. Ce travail est un hommage à celles et ceux qui se sont opposés à l’autorité allemande dans le Nord-Pas-de-Calais.

Histoire de la Gestapo, Bruxelles, Lille, Paris, Saint-Quentin, mars 2013

Deux ans après avoir écrit un premier opus sur la Gestapo de Lille, je me suis lancé sur l’écriture d’un deuxième livre sur le sujet. Cette fois-ci j’ai décidé, en accord avec mon éditeur Frédéric Lépinay (Les Lumières de Lille), de couvrir non seulement la police de sûreté allemande dans le Nord-Pas-de-Calais mais aussi de couvrir son activité en Belgique, Picardie et Ile-de-France. Le but étant de montrer l’organisation et la structure des différents services dans les régions voisines du Nord-Pas-de-Calais. Sans le savoir, ce travail couvrirait notamment une grande partie des Hauts-de-France.

Histoire de la Gestapo, Bruxelles, Lille, Paris, Saint-Quentin, mars 2013